Archive pour juin 2009
Bon week-end
Ensuite, un petit tour au festival Couleur Café pour profiter de la bonne musique et de la chaleureuse ambiance.
J’espère vous y voir !
Bon week-end.
Atlas Obscura
Je voulais vous présenter un site qui vaut le détour : www.atlasobscura.com
Ce site prend la forme d’un atlas classique pour présenter toutes les merveilles, curiosités et bizarreries qui se trouvent dans le monde.
Pays par pays, vous trouverez des catalogues de fiches décrivant des lieux hors du commun, par leur ahurissante beauté ou par leur extraordinaire singularité. Chaque fiche est accompagnée de photos, de vidéos, de conseils ou même d’anecdotes.
On peut apprendre par exemple que le dernier arbre du désert de Ténéré au Niger, qui avait résisté à des siècles de désertification à été finalement abattu par un conducteur de car ivre, aujourd’hui cet arbre est protégé dans le musée national du Niger.
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Vous apprendrez qu’au sommet d’une colline australienne (Magnetic Hill) trône un très gros aimant, si vous coupez le moteur de votre voiture et laissez l’embrayage libre, vous verrez votre voiture doucement gravir la colline…
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En tapant “Belgium” dans la barre de recherche, j’ai été ravie d’apprendre qu’ il existait une réserve de plus de 300 papillons venant du monde entier. Le site conseille de faire la visite tout de blanc vêtu, pour que les papillons se posent directement sur vous.
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Et il y a encore des milliers de choses à découvrir, jetez-y un œil, qui sait, un de ce lieux se trouvera sur votre itinéraire de vacances ?
Where is my vote ?
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Le 12 juin les Iraniens ont participé massivement à l’élection de leur nouveau président (80 % des électeurs se sont rendus aux urnes).
Avant la fin du dépouillement des votes, l’ayatollah Ali Khamenei a proclamé la victoire du président sortant, le conservateur Mahmoud Ahmadinejad avec 24 millions des voix, surpassant ainsi tous les records électoraux iraniens.
Face à cette victoire colossale, les Iraniens se sont sentis spoliés. Furieux, ils sont descendus en rue pour remettre en cause la validité du résultat.
On ne sait pas encore s’il y a eu fraude, mais il est clair que le système électoral iranien se prête bien aux manipulations et les Iraniens en ont assez des irrégularités et du manque de transparence de leur gouvernement.
D’ailleurs, durant la campagne électorale, de vrais débats sur le fonctionnement du régime ont été abordés et le peuple iranien est déçu de voir ses espoirs démocratiques anéantis par une éventuelle arnaque électorale.
Pour les Iraniens, la question n’est même plus Moussavi ou Ahmadinejad. Ce peuple jeune et instruit exige de faire ses propres choix et se rend compte qu’il a la force et la volonté de changer l’ordre établi.
Le gouvernement iranien effrayé, coupe les connexions internet et les services de téléphones mobiles, brouille les émissions venant de l’étranger, expulse les journalistes étrangers et tire sur les manifestants.
Cette répression inadmissible nous rappelle qu’un état laïc est souvent la condition sine qua non d’une démocratie forte.
Quand je pense que chez nous les élections européennes du 7 juin ont connu un taux d’abstention record, je salue le peuple iranien qui prend en main son destin et qui nous rappelle au passage qu’une démocratie forte se réalise aussi grâce à l’engagement et la participation de ses citoyens.
A madame la ministre Marie Arena !
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Le dessin ci-dessus m’a été offert par un homme d’origine africaine et sans-papiers. Il me l’avait remis à la suite de ma prise de parole à un colloque organisé par la Croix-Rouge : ” 20 ans d’accueil, 30.000 trajectoires : rôle et place de la personne migrante “.
Ce dessin m’avait frappé par ce qu’il illustrait. L’Europe paniquée et les forces de l’ordre dépassées.
En tant que Ministre de l’Intégration sociale, je suis chargée de l’accueil des demandeurs d’asiles et c’est un problème complexe.
Trouver le bon équilibre entre la bonne gestion des frontières, mais aussi prendre ses responsabilités en tant que démocratie gardienne des droits de l’homme, n’est pas un exercice facile, je suis bien placée pour le savoir.
L’attitude des pays européens me semble être trop tournée sur les affaires intérieures et le contrôle des frontières, ce qui tend à limiter voire orienter l’action politique vers plus d’ordre, plus de contrôle, plus d’intolérance.
Alors que pour les problèmes de fond, les causes ne sont pas abordées. A savoir la situation politique économique et même environnementale des pays d’origines et en quoi l’Europe peut modifier ses rapports avec ces pays.
Les personnes qui voyagent jusqu’à notre continent le font rarement de gaieté de cœur.
En général, ils fuient un conflit en payant très cher un voyage très dangereux avec aucune garantie, une fois arrivés, qu’ils ne seront pas simplement renvoyés dans leur pays d’origine, encore plus démunis et plus vulnérables que le jour de leur départ.
C’est pour cela, qu’il ne faut jamais oublier que nous avons une responsabilité envers les personnes qui demandent notre protection. Nous sommes un continent fier de pouvoir se proclamer démocratique, par là même nous avons la responsabilité et même le devoir de venir en aide aux peuples opprimés par respect pour la dignité de la vie humaine.
C’est une chose que je m’efforce de ne jamais oublier dans l’exercice de mes fonctions (et ce dessin m’y aide bien !).
Obama, au Caire le 4 juin
Je voudrais revenir sur le discours prononcé par le président Obama au Caire ce 4 juin, et sur les commentaires d’Amin Maalouf qui espère y voir “l’acte fondateur d’une réconciliation historique entre Occident et Islam ?”.
Je vous invite à écouter ce discours (ça dure une heure mais ça vaut la peine).
Vous pouvez aussi télécharger la traduction française du discours en cliquant ici.
Force est de constater qu’en choisissant le mot “HOPE” pour sa campagne, le président ne s’était pas trompé. Peu de personnalités politiques arrivent comme Obama à faire renaître l’espoir par de simples paroles, grâce à une vision lucide du monde, respectueuse de ses diversité, ouverte mais aussi (et c’est ce que je préfère) sans complaisance.
Il met en perspective les conflits en n’épargnant personne, ni le monde musulman, ni l’Occident, ni les Israéliens, ni les Etats-Unis.
Il vaut sans doute mieux faire table rase parce que le problème auquel il s’attaque n’est pas des plus léger, jugez-donc : Réconcilier les Israéliens et les Palestiniens, réconcilier les Arabes et les Israéliens et enfin réconcilier les Arabes et les américains et à travers tout ça, réconcilier le Moyen-Orient et l’Occident.
Figurez-vous que quand on écoute son discours tout cela semble possible, à condition de vraiment le vouloir, un peu trop joli peut-être ? Non, le président américain ne fait pas un discours facile, il n’a pas peur d’évoquer des sujets tabous et il affirme très clairement qu’il ne se contentera pas d’un rôle d’intermédiaire.
D’ailleurs, c’est en évoquant ces sujets tabous qu’il remet en lumière des vérités profondes dans lesquelles beaucoup de gens se retrouvent :
“Nous ne pouvons pas imposer la paix, mais, en privé, beaucoup de musulmans reconnaissent qu’Israël ne disparaîtra pas, et beaucoup d’Israéliens reconnaissent la nécessité d’un Etat palestinien. Le moment est venu pour nous d’agir sur la base de ce que chacun sait être vrai.”
Même quand ces vérités ne sont pas plaisantes à entendre :
“L’aspiration à une patrie juive trouve ses racines dans une histoire tragique que personne ne peut nier.”
Une réalité difficile à digérer pour les Israéliens autant que pour les Palestiniens.
“A travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles, et l’antisémitisme en Europe a culminé en un holocauste sans précédent. Demain, je visiterai Buchenwald…”
Pourtant, cette réalité, cette persécution, est comme le signale très habilement Amin Maalouf, un grand point de convergence entre les Palestiniens et les Israéliens. Les Palestiniens ont aussi été persécutés et il est temps pour eux aussi de trouver une patrie où ils peuvent “vivre dans la dignité, dans la prospérité”.
Beaucoup de défenseurs d’Obama commencent tout doucement à demander des résultats concrets au-delà des beaux discours. Je comprends, mais je salue tout de même l’éloquence de jeune président et sa capacité à redonner un espoir d’union entre des peuples qui semblent inconciliables.
Aujourd’hui, Benyamin Netanyahou évoque pour la première fois la perspective d’un Etat palestinien sous conditions.HOPE.

