Archive pour décembre 2009

Agir pour une société plus juste !

 

Chères et chers internautes,

 

Me revoilà sur la toile après quelques mois que j’ai entièrement consacrés à la préparation de nouveaux projets dans le cadre de mon travail de parlementaire. En effet, vous le savez, j’ai, en juillet 2009, dû quitter le Gouvernement fédéral suite à un remaniement ministériel et je siège désormais à la Chambre des Représentants du Parlement. Depuis mon entrée au Parlement, je me suis intéressée à de nouvelles thématiques comme la fiscalité, la crise financière, l’emploi des jeunes, le travail décent, le tax shelter, etc..

 

J’ai rencontré des fiscalistes, des banques éthiques, des entrepreneurs, des artistes, des associations, etc. Cela m’a permis de faire le plein d’idées. Concrètement, quel est mon job ? Je travaille sur trois domaines. Un : les finances et la fiscalité. Deux : l’emploi. Trois : la coopération au développement.

 

La crise financière actuelle a mis en lumière des pratiques dangereuses du monde de la finance. Et j’ai vraiment à cœur de faire des propositions pour réglementer les pratiques, pour lutter contre la grande fraude fiscale, pour éviter l’évasion des capitaux vers les paradis fiscaux, etc. Par ailleurs, je souhaite travailler à une fiscalité plus juste. Les salaires de la majorité de la population sont soit bas soit moyens. Or aujourd’hui, environ 70% de la fiscalité pèse sur les revenus du travail. Quand on connaît les difficultés des femmes seules avec enfants ou de jeunes couples, il n’est pas acceptable que le milieu de la finance si prospère soit si peu taxé. Je compte secundo travailler sur la thématique de l’emploi. Là aussi, l’impact de la crise est important sur l’économie réelle et donc sur l’emploi. Les jeunes sont fort touchés par ces conséquences. Il faut donc pouvoir les accompagner pour trouver un travail ou encore monter leur entreprise.

 

Enfin, ma troisième priorité sera la coopération avec le Sud. Car il faut s’attendre à une dégradation de la situation, déjà très difficile dans les pays du Sud, avec le ralentissement de la croissance mondiale. Voilà en quelques mots, les défis qui seront les miens jusqu’à la fin de la législature. Vous avez envie de me faire part de votre avis sur des sujets qui vous concernent? Vous voulez en savoir plus sur mon travail parlementaire? Vous souhaitez organiser une visite du Parlement et en connaître le fonctionnement ? N’hésitez pas à me contacter soit via les coordonnées ci-dessous soit en me rejoignant sur facebook ou sur mon blog.

Marie ARENA

Députée fédérale

 

Ancienne Ministre-Présidente de la Communauté française

 

Ancienne Ministre régionale, communautaire et fédérale

Adresse :

Chambre des Représentants, 21, rue de Louvain à 1000 Bruxelles

e-mail : marie.arena@lachambre.be

Tél. : 02 549 86 47

Tax shelter élargi au court-métrage !

Tax shelter élargi au court-métrage !Amis cinéphiles, le saviez-vous ? Le 11 décembre dernier, un projet de loi,  adopté en Commission des Finances et du Budget à la Chambre des Représentants, a prévu d’étendre le régime du tax-shelter au court-métrage. Cette mesure sera d’application dès le 1er janvier 2010. De nombreux jeunes auteurs talentueux sortent de nos écoles avec l’envie de réaliser leur premier film qui est souvent un court-métrage.

Voilà qui sera un fameux coup de pouce pour les y aider. Je me réjouis d’autant plus de cette initiative du Gouvernement qu’elle permet de faire aboutir plus vite que prévu la proposition de loi du sénateur PS Philippe Mahoux. Philippe avait en effet déposé en mai dernier un texte en ce sens[. Le tax shelter, comment ça marche ? Ce système a été mis en place en 2004 par le Gouvernement fédéral. Il permet à des sociétés belges d’investir dans le cinéma, en échange d’une exonération fiscale. Depuis, tant les grandes entreprises que les petites PME ont investi dans le cinéma. Cela a permis de doubler le nombre de films produits en Belgique.

Des exemples ? Le Silence de Lorna des Dardenne, Eldorado de Bouli Lanners, Looking for Eric de Ken Loach ou encore Indigènes de Rachid Bouchareb. Ce système vient évidemment en complément du soutien public classique. D’ailleurs, les aides publiques ne reculent pas. Au contraire. Lorsque j’étais Ministre-Présidente de la Communauté française, elles ont augmenté de 15 % et sont ainsi passées en 2008 de 19,8 à 23 millions d’euros. Pour ma part, le soutien au secteur culturel a toujours été une de mes priorités. D’autres secteurs culturels sont en demande, il faut donc aller plus loin. Rendez-vous très prochainement pour des nouvelles à ce sujet.

La note de politique générale du Ministre de la Coopération au Développement, Charles Michel.

Comme vous venez de le lire, une des thématiques que j’ai choisie dans le cadre de mes nouvelles fonctions, est la Coopération au Développement. Voici, en quelques mots, quelques thèmes sur lesquels je suis intervenue concernant la note de politique générale du Ministre de la Coopération au Développement, Charles Michel.
Le Ministre affiche, tout d’abord, fièrement le fait que le budget atteindra l’objectif de consacrer 0,7% du PIB au développement, dès 2010.

Nous ne pouvons que nous en réjouir néanmoins, d’une part, une étude récente démontre que cet engagement n’est déjà plus suffisant. En effet, l’aide publique au développement devrait doubler si l’on veut, entre-autre, atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. D’autre part, nous ne pouvons qu’être inquiets quant à savoir si et comment ces 0,7% pourront être atteints à l’avenir, puisqu’ils incluent la remise de la dette de la République

Démocratique du Congo, ce qui ne sera plus le cas en 2011.
J’ai également fait observer au Ministre que bien que l’OCDE accepte la comptabilisation des dépenses relatives aux migrants (l’accueil des demandeurs d’asile et le retour volontaire) comme étant de l’aide publique au développement, il serait intéressant et moins hypocrite, d’exclure des 0,7% ces dépenses qui relèvent, en réalité, d’une toute autre politique.

J’ai également fait remarquer à Charles Michel qu’il était essentiel que nous réfléchissions, à l’heure des différentes crises (financières, alimentaires, climatiques) à de nouveaux moyens de financement de la Coopération au Développement afin de tenter de relever les nouveaux défis que ces crises nous posent.

J’ai également interrogé le Ministre à propos de la sécurité alimentaire et de la nécessité de sortir, tout ce qui concerne la production de denrées de première nécessité, des négociations dans le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce. Et ai plaidé en faveur d’un système qui exclut toute possibilité de spéculation sur ces denrées alimentaires via les marchés boursiers.

La Note du Ministre Charles Michel étant particulièrement axée sur le commerce et le développement du secteur privé, j’ai aussi indiqué au Ministre que le développement du secteur privé devait immanquablement être accompagné d’une bonne administration publique pour permettre une réelle redistribution des richesses. Et que dès lors, le développement du secteur privé ne pourrait se faire que lorsque l’Etat se sera doté d’une bonne administration.

J’ai ensuite félicité le Ministre pour son plaidoyer en faveur d’une agriculture familiale et locale durable, tout en lui faisant remarquer qu’une révolution mondiale était nécessaire pour que ce système puisse être garanti. En effet, les terres des pays en voie de développement sont massivement achetées par certains pays notamment en vue d’assurer  la subsistance de sa propre population ou en vue de produire des agro-carburants pour nos voitures.
J’ai encore questionné le Ministre sur les priorités qu’il pointait en vue de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement et ai souligné que la thématique du travail décent était une thématique essentielle que le Ministre n’abordait que dans le volet « travail des enfants » alors que ce sujet concerne aussi les adultes.
Enfin j’ai fait état du fait que les problématiques de l’accès à l’eau potable, du virus du Sida et des réfugiés climatiques n’était pas abordées alors que ce sont trois thématiques essentielles dans le cadre de la Coopération envers les pays du Sud et principalement les pays d’Afrique Subsaharienne.

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